C’était au début des années 2000, et le pauvre Monty n’avait vraiment pas de chance.
Chasseur de gibier et agent de sécurité vieillissant, désormais sans emploi, Monty était au chômage depuis un bon moment. Par chance, il parvenait à survivre, mais uniquement grâce à la générosité d’une famille du sud de la Californie qui l’avait recueilli. Sans elle, il aurait presque certainement fini à la rue.
Mais tout a commencé à changer pour Monty un jour fatidique, lorsque sa famille d’accueil reçut une lettre d’une banque locale… adressée à son nom. Intrigués, les parents l’ouvrirent avec empressement et découvrirent que la banque avait pré-accordé à Monty une ligne de crédit conséquente !
Tous trouvèrent cela extraordinaire… et pas seulement parce que Monty n’avait ni emploi, ni revenu, ni patrimoine (un classique « prêt NINJA » des années 2000). Ce qui rendait cette histoire particulièrement singulière, c’est que Monty était un chien.
Si vous êtes trop jeune pour vous en souvenir, le début des années 2000 était une époque où absolument tout le monde pouvait emprunter de l’argent.
La Réserve fédérale avait abaissé les taux d’intérêt jusqu’à zéro — rendant l’emprunt presque gratuit. Et les politiques publiques poussaient les banques à ignorer toute prudence, accordant des prêts à quiconque avait un pouls… et parfois même à ceux qui n’en avaient pas.
Des morts, des sans-abri, des chômeurs, des détenus, des chiens et des chats… tous obtenaient des crédits immobiliers, malgré leur incapacité totale à en rembourser les mensualités.
Les banques d’investissement regroupaient ensuite ces prêts douteux en les mêlant avec des prêts moins fantaisistes, les transformaient en obligations prétendument solides… et les grandes agences de notation de Wall Street leur attribuaient la prestigieuse note « AAA », comme s’ils ne présentaient aucun risque.
Puis, en 2008, tout le système s’est effondré, entraînant la chute de nombreuses institutions financières — et déclenchant la crise financière mondiale.