Dans la Chine impériale, bien avant que le monde ne vienne troubler ses frontières, les hommes traçaient des signes pour dire l’ordre du monde — et, parfois, pour tenter d’en approcher le mystère.
On disait alors qu’un caractère bien écrit ne se contentait pas de représenter une chose : il la faisait exister.
Mais certains aspects de la vie échappaient à l’encre.
La bienveillance, le silence, la présence, la beauté imparfaite — tout ce qui ne se laisse ni posséder ni retenir — apparaissaient puis disparaissaient, comme une brume sur l’eau.
Ce sont ces traces incertaines que racontent ces histoires.
Elles parlent d’hommes et de femmes qui, un jour, ont cru saisir quelque chose d’essentiel… avant de comprendre que ce qui manque est parfois ce qui tient tout.